Relève étoile Jacques-Genest 
Juin 2018



Ryan Sanford

Étudiant au doctorat en ingénierie biomédicale
Institut et hôpital neurologiques de Montréal/Université McGill


Publication primée : Association of Brain Structure Changes and Cognitive Function With Combination Antiretroviral Therapy in HIV-Positive Individuals

Publiée dans : JAMA Neurology

Résumé

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui rend le système immunitaire vulnérable à de nombreuses infections opportunistes. Cependant, jusqu'à 50 % des patients qui répondent bien au traitement ont des troubles cognitifs. Des études sur des patients infectés par le VIH à un stade avancé de la maladie et répondant mal au traitement suggèrent qu'une souffrance cérébrale continue serait la cause de ces troubles cognitifs. Toutefois, on ne sait pas si cela s'applique aussi aux individus ayant un traitement efficace. Ryan Sanford a donc voulu déterminer si l'atrophie cérébrale progressait même sous traitement. Quarante-huit patients infectés par le VIH qui répondent bien au traitement et trente-et-un sujets sains ont passé une imagerie par résonance magnétique et des tests cognitifs à deux ans d'intervalle. Bien que les patients infectés par le VIH aient eu un plus petit volume cérébral et de moins bonnes performances aux tests cognitifs comparativement aux sujets sains, lors des deux visites, les taux de variation du volume cérébral et des performances aux tests étaient similaires entre les groupes. Par ailleurs, le niveau d'immunosuppression avant traitement était négativement corrélé au volume cérébral. Ces résultats suggèrent que le traitement peut prévenir l'atrophie cérébrale, et que les effets de l'infection par le VIH sur le cerveau avant traitement pourraient être la cause des troubles cognitifs.