Traitement des troubles mictionnels associés avec le syndrome métabolique avec modulateurs du système endocannabinoïde

 

Lysanne Campeau

Institut Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général juif

 

Domaine : vieillissement

Programme chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 1

Concours 2014-2015

La vessie hyperactive (VH) se manifeste avec une urgence et une fréquence urinaire. Certains médicaments (anti-muscarinique) peuvent traiter cette condition, mais seulement en apaisant les symptômes. Une cause potentielle de la VH est le syndrome métabolique (SMét) qui consiste en facteurs de risque tels l'obésité, l'intolérance au sucre, le cholestérol élevé et la tension artérielle élevée. Le système cannabinoïde peut potentiellement diminuer l'inflammation associée avec le SMét et la VH. Notre but est de déterminer si les drogues cannabinoïdes peuvent améliorer les problèmes mictionnels associés avec le SMét en diminuant l'inflammation et le stress oxydatif.

En premier lieu, nous décrirons le développement des problèmes urinaires avec un modèle du SMét chez le rat en le comparant avec un autre modèle établi, et en corrélant avec des marqueurs biologiques inflammatoires. Les rats recevront une diète avec pourcentage élevé de cholestérol et de fructose, et leur fonction urinaire sera évaluée à différents moments. Nous établirons les changements de la fonction urinaire après avoir administré différentes doses d'un agoniste du récepteur cannabinoïde de type 2 (CB2).

En second lieu, nous caractériserons les problèmes urinaires avec un modèle du SMét chez la souris, et le comparerons avec un autre modèle établi. Nous appliquerons ce modèle à des souris déficientes du récepteur CB2 pour mieux comprendre son rôle dans la dysfonction mictionnelle.

En troisième lieu, nous associerons des marqueurs d'inflammation et de stress oxydatif et le taux d'endocannabinoïde avec la fonction urinaire chez la femme. Nous recruterons des femmes avec VH et le SMét pour qu'elles reçoivent un médicament cannabinoïde permis en phase III (Sativex) ou un placebo pour une période de quatre semaines.

En conclusion, cette étude nous permettra de mieux comprendre la cause la VH associée avec le SMét afin de développer de nouveaux médicaments.