Traitement des hémorragies intracrâniennes chez les patients anticoagulés ayant subi un traumatisme crânien léger : Revue systématique et méta-analyse

 

Jean-Marc Chauny

Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal

 

Domaine : Services de santé

Programme Consortium pour le développement de la recherche en traumatologie - Volet 4

Concours 2016-2017

Dans le Québec de 2031, la proportion de la population de plus de 65 ans aura doublée. La majorité de cette augmentation se fera au sein du groupe des 85 ans et plus. Nous savons également que c'est cette population qui demeure le plus à risque de faire des chutes pouvant mener à des blessures graves au niveau de la tête. Les hémorragies cérébrales sont un risque réel dans ce genre de blessures et elles représentent une complication extrêmement fâcheuse lors de tous les traumatismes crâniens.

Présentement nous assistons également à une énorme augmentation de la prise d'anticoagulants au sein de la population pour plusieurs indications justifiées. Cette prise quotidienne de médicaments se concentre particulièrement chez les personnes âgées. Par surcroît, la prise d'anticoagulants oraux augmente grandement le risque d'hémorragie en cas de traumatisme, décuplant ainsi la problématique pour cette tranche de la population.

Le taux de mortalité dans ce genre de pathologie demeure extrêmement élevé et ce taux ne s'améliore pas malgré l'arrivée dans nos hôpitaux de nouveaux médicaments.

Le but de notre recherche est donc de documenter l'état de la pratique actuelle en recensant tous les écrits pour les traitements des hémorragies cérébrales survenant suite à un trauma crânien. Nous pourrons par la suite comparer l'efficacité de ces différents traitements entre eux pour mesurer leur impact respectif sur la mortalité à long terme des patients.

Les conclusions de notre recherche permettront de définir la meilleure pratique à suivre avec les médicaments actuellement disponibles. Les médecins pourront ainsi traiter les patients plus rapidement et plus efficacement. La population âgée, étant la plus à risque, sera celle qui bénéficiera le plus de ces avancées.