Rôle des cellules souches dans l'immunopathologie de la polyarthrite rhumatoïde

 

Ines Colmegna

Centre universitaire de santé McGill

 

Domaine : appareil locomoteur et arthrite

Programme chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 2

Concours 2014-2015

La polyarthrite rhumatoide (PR) est une maladie chronique touchant plus de 275 000 Canadiens. Leur qualité de vie, leur équilibre émotionnel et leur productivité au travail étant affectés, ils utilisent beaucoup plus les ressources du réseau de la santé et, plus important encore, leur espérance de vie est diminuée. Bien que la cause de cette maladie soit inconnue, on sait que des anomalies majeures du système immunitaire jouent un rôle prépondérant dans son déclenchement et son maintien.  Les cellules immunitaires des patients souffrant de PR ressemblent à celles de gens âgés normaux. Ces cellules auraient vieilli prématurément.

Le programme de recherche proposé vise à élucider ce processus de vieillissement précoce de la PR en étudiant les cellules-souches qui sont à l'origine du système immunitaire et de l'appareil locomoteur. Ces cellules sont : a) les cellules souches précurseurs hématopoiétiques (CSPH), isolées du sang et à l'origine de toutes les cellules du système immunitaire, et b) les cellules souches mésenchymateuses (CSM), isolées du tissu graisseux et à l'origine des cellules des os et du cartilage. Les CSM sont essentielles au développement et au fonctionnement harmonieux des CSHP. 

Notre hypothèse de travail est que ce couple cellulaire est dysfonctionnel dans la PR et que d'améliorer cette situation améliorera la PR.  Notre programme étudiera les raisons et les modalités de fonctionnement de ce couple en le comparant à celui d'individus normaux du même âge. Nous étudierons aussi l'effet du méthotrexate (MTX), le traitement médicamenteux actuel le plus efficace pour cette maladie. Si le bénéfice du MTX passe par l'amélioration/correction du dysfonctionnement des cellules souches, ce serait une fenêtre ouverte sur des thérapies à visée curative et peut-être aussi, compte tenu de l'implication des mécanismes du vieillissement, sur la mythique fontaine de jouvence.