Régulation des gradients des chimiokines CXCL11 et CXCL10 par leur internalisation et dégradation via le récepteur CXCR3

 

Mélanie Girard

Centre de recherche du CHU Ste-Justine

 

Domaine : Maladies infectieuses et immunitaires

Programme : Formation de maîtrise

Concours 2016-2017

Partenaire:

Fondation des Étoiles

Les récepteurs de chimiokines sont des protéines membranaires qui permettent la migration des cellules à travers le corps en suivant des gradients de concentration de chimiokines. Le processus de migration des cellules, nommé la chimiotaxie, est essentiel pour assurer une variété de processus physiologiques lors du développement, et au sein du système immunitaire. Par exemple, c'est grâce à la chimiotaxie que les cellules immunitaires peuvent migrer des organes vers un site d'infection ou d'inflammation afin de participer à la guérison de la lésion ou l'élimination des pathogènes.

Le projet suivant porte plus particulièrement sur CXCR3, un récepteur de chimiokines retrouvé en grande quantité sur les cellules T et qui provoque la migration de celles-ci vers les sites d'inflammation en suivant les gradients de concentration de ses chimiokines, CXCL9, CXCL10 et CXCL11. Dans plusieurs maladies inflammatoires ou auto-immunes telles que la sclérose multiple, les maladies inflammatoires de l'intestin et l'asthme, il y a une sur-stimulation du système immunitaire qui est nocive. La sur-activation de CXCR3 serait impliquée dans plusieurs d'entre elles, possiblement parce que cela augmenterait le recrutement de cellules immunitaires sans raison, ce qui cause des dommages aux tissus, créant une boucle d'activation continuelle du système immunitaire et de l'inflammation.

Ce projet a comme objectif de mieux comprendre la régulation des gradients de concentration des chimiokines qui attirent les cellules exprimant CXCR3. Un mécanisme important pourrait être la dégradation des chimiokines par des cellules qui expriment leurs récepteurs, ce qui permettrait d'éliminer les chimiokines du milieu extracellulaire et d'ainsi moduler leur gradient.
 
Ce projet permettra de clarifier les mécanismes physiologiques et pathologiques régulant la migration des cellules immunitaires vers des sites d'inflammation et pourra servir au développement ciblé de thérapies pour plusieurs maladies inflammatoires et auto-immunes.