Régulation de la signalisation de cassures d'ADN double brin dans le cancer cervical

 

Amélie Fradet-Turcotte

Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec

 

Domaine : cancer

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2015-2016

Le virus du papillome humain (VPH) est un petit virus qui infecte les cellules de l'épithélium de la peau et des muqueuses. En grande partie, ces infections sont rapidement éliminées par le système immunitaire. Toutefois leur persistance mène à l'apparition de lésions du col de l'utérus, précurseurs de cancer chez bon nombre de patientes. L'infection par les VPH de type « à haut risque » est nécessaire mais non suffisante à l'apparition du cancer du col de l'utérus.

En effet, les cellules infectées doivent subir plusieurs modifications additionnelles avant de devenir cancéreuses. Ces modifications sont acquises lorsque la cellule accumule des dommages ou mutations au niveau de son ADN. Dans une cellule saine, l'intégrité de l'information génétique est assurée par un réseau sophistiqué de protéines qui détectent et réparent rapidement ces dommages. Lorsque ceux-ci sont mal réparés, l'information génétique est modifiée et la cellule devient cancéreuse.

Nos recherches visent principalement à comprendre comment le virus désorganise le réseau de détection/réparation et comment ce processus contribue au développement du cancer du col de l'utérus. Par nos travaux, nous souhaitons identifier les mécanismes par lesquels le virus interfère avec la détection et la réparation des dommages à l'ADN menant au cancer. De plus, nous voulons investiguer comment les changement de l'environnement intracellulaire induit par l'infection virale change la capacité de la cellule à choisir le bon mode de réparation et comment le contrôle de ce choix influence sa réaction face aux traitements anti-cancer.

Pour atteindre ces objectifs, nous utiliserons des techniques de microscopie pour suivre les processus de détections de dommage à l'ADN et des systèmes expérimentaux qui nous permettront de suivre les différents types de réparation de lésion dans les cellules de cancer du col de l'utérus.