Prévenir les infections: à l'hôpital et dans la communauté

 

Caroline Quach-Thanh

Centre hospitalier universitaire Sainte Justine

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme Chercheurs-boursiers de mérite

Concours 2018-2019

Avec l'émergence de nouvelles infections et de microorganismes résistants aux antibiotiques, prévenir les infections est souvent le moyen le plus efficace – et le moins coûteux. Au Canada, on estime que les effets adverses associés aux soins de santé, ce qui inclut les infections nosocomiales, causent un fardeau économique de près de 110 milliards de dollars par an. Entre 8 et 12 % des patients hospitalisés souffriront d'une infection nosocomiale, avec une proportion croissante causée par des organismes résistants et contre lesquels nous disposons de moins en moins d'options de traitement.

Depuis le début de ma carrière en recherche, j'ai eu comme objectif de diminuer voire vaincre les infections nosocomiales. Forte des avancées obtenues au cours de mes 12 premières années de financement par le FRQS, l'objectif de mon programme pour les quatre prochaines années visera à comprendre les interventions qui « marchent ». Pour ce faire, j'ai réussi à bâtir un réseau de collaborateurs de multiples disciplines : ingénieurs industriel et civil, anthropologue médical, biochimiste et chimiste, tant au Québec qu'à l'international. Grâce à ce réseau, et par les projets à venir, nous implanterons une base de données communes à certains centres hospitaliers universitaires de Montréal et de Bruxelles pour d'abord identifier les priorités en matière de prévention des infections et établir les processus d'amélioration. Nous établirons ensuite lesquelles des mesures réussissent à diminuer le risque de transmission d'infections dans les milieux de soins. Par ailleurs, nous voulons valider la capacité d'une nouvelle méthode peu coûteuse et performante qui, nous l'espérons, nous permettra d'identifier rapidement les microorganismes faisant partie d'une éclosion.

Cette méthode rapide pourra se faire en milieu hospitalier, diminuant ainsi le besoin de recourir à des techniques coûteuses et laborieuses en laboratoires de référence. Finalement, nous évaluerons l'impact de modifications de l'environnement hospitalier sur le risque d'infections.