Potentialiser les traitements de réadaptation neurologique par les nouvelles technologies : de la robotique en passant par la stimulation transcrânienne

 

Marie-Hélène Milot

CSSS-Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke

 

Domaine : viellissement

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2016-2017

Plus de 300 000 Canadiens sont aux prises avec des séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Parmi celles-ci, la faiblesse musculaire de l'hémicorps opposé à la lésion cérébrale s'avère lourde de conséquences; nuisant au mouvement du bras atteint, au niveau d'autonomie et à la participation sociale des individus. Pour aider la personne avec hémiparésie à regagner un niveau d'indépendance, l'entraînement des muscles du bras atteint est grandement utilisé en réadaptation pour ses effets bénéfiques sur la force musculaire, le retour moteur, la performance fonctionnelle et la plasticité cérébrale. Cependant, malgré la qualité des protocoles utilisés et la bonne adhérence des personnes entraînées, une grande hétérogénéité dans la réponse à l'entraînement s'observe où, pour un même entraînement, certains individus répondent peu ou très bien. Pour qu'un plus grand nombre d'individus puissent bénéficier des retombées positives de l'entraînement post-AVC, l'étude de voies d'optimisation de la réponse à ce traitement est importante et la présente programmation de recherche en explore deux : l'entraînement robotisé et la stimulation cérébrale.

Concernant l'entraînement robotisé, il se base sur l'intégration de modèles sophistiqués et innovateurs d'apprentissage moteur afin d'amplifier les gains possibles de l'entraînement. La stimulation cérébrale, quant à elle, vise à optimiser les effets de l'entraînement en permettant d'évaluer la condition du cerveau post-AVC pour mieux doser l'entraînement et en modulant l'excitabilité du cerveau lésé pour le placer dans un état optimal d'apprentissage. Ces deux voies de potentialisation de la réponse à l'entraînement visent ultimement à améliorer à la fois l'efficacité des interventions que les thérapeutes prodiguent à leurs clients et le niveau d'indépendance et la qualité de vie d'un plus vaste éventail de personnes avec AVC.