Perméabilité angiographique d'un nouveau type de pontage coronarien séquentiel composite (le pont veineux), destiné au territoire myocardique antérolatéral (étude de cohorte)

 

Carl Chartrand-Lefebvre

CHUM-Hôtel Dieu

 

Domaine : santé circulatoire et respiratoire

Programme recherches en radiologie

Concours 2013-2014

Partenaire

Fondation de l'Association des radiologistes du Québec

La chirurgie de pontage coronarien est une méthode efficace permettant au sang de contourner une artère coronaire cardiaque malade et rétrécie, au moyen d'un greffon coronarien, et ainsi d'irriguer adéquatement le muscle cardiaque (myocarde). La survie à long-terme des patients pontés dépend de la perméabilité de leurs greffons. La technique conventionnelle de pontage du territoire coronarien antérolatéral implique l'utilisation d'une artère du thorax, l'artère mammaire interne (AMI), et de la connecter à une importante artère antérieure du coeur, l'artère interventriculaire antérieure (IVA). Une nouvelle technique chirurgicale a été développée dans notre centre. Elle permet au chirurgien d'élargir la portée de l'IMA, à une vaste partie du territoire antérolatéral, au moyen de l'ajout d'une veine, prélevée dans la jambe du patient. Cette stratégie implique des avantages techniques potentiels, dont la chirurgie cardiaque sans circulation extra-corporelle (sans pompe, à coeur battant). Les résultats cliniques préliminaires suggèrent que cette nouvelle stratégie chirurgicale est techniquement réalisable, et cliniquement sécuritaire. 

Nous croyons que de nombreux patients pourraient en bénéficier. Néanmoins, jusqu'ici la perméabilité de ce nouveau greffon n'a pas fait l'objet d'une étude systématique. Dans la présente étude, nous proposons d'évaluer une cohorte de 110 patients ayant été opérés au moyen de cette nouvelle stratégie dans le territoire antérolatéral, ainsi qu'au moyen de pontages conventionnels, utilisant des veines, vers les autres territoires. Les patients seront évalués par scanner multidétecteurs 256-coupes, 18 à 36 mois après la chirurgie. 

Cette étude permettra une comparaison entre les deux stratégies de pontages. Les résultats de l'étude pourraient avoir un impact significatif sur la recherche future et la pratique clinique de la chirurgie de pontage à visée du territoire myocardique antérolatéral.