Optimiser la récupération des enfants et adolescents après une commotion cérébrale: innover par l'évaluation et l'intervention

 

Isabelle Gagnon

Université McGill

 

Domaine : Santé de la mère, des enfants et des adolescents

Programme chercheurs-boursiers cliniciens - Senior

Concours 2016-2017

Bien que des symptômes cognitifs, comportementaux et physiques soient signalés par les familles et les enfants après une commotion, les résultats de tests cliniques utilisés pour documenter objectivement ces troubles ne sont peut-être pas assez sensibles. Un des problèmes identifié par les chercheurs et cliniciens impliqués dans le domaine de la commotion cérébrale pédiatrique est le manque d'uniformité dans la manière de quantifier les problèmes suite à la blessure. Il peut être difficile, voire impossible, de combiner et de comparer les études de façon significative en raison de la variabilité des critères diagnostiques et des outils utilisés pour classer et évaluer les patients, les interventions, et les résultats.

La première étude de mon programme de recherche va s'intéresser à structurer l'évaluation utilisée pour mesurer les conséquences d'une commotion cérébrale pour proposer une meilleure façon de suivre la récupération, et de voir si nos interventions mènent à de bons résultats. Les deuxième et troisième études de mon programme se concentreront sur l'évaluation de traitements pour les enfants et les adolescents avec une commotion cérébrale. Je vais d'abord examiner quel est le meilleur moment pour débuter un traitement à base d'exercices aérobiques pour le sous-groupe d'enfants qui prennent plus de temps à se remettre de leur commotion cérébrale.

Dans la dernière étude, je vais déterminer si une approche de traitement administrée tôt après la blessure et basée sur la vision peut promouvoir la plasticité du cerveau et la récupération suite à la commotion cérébrale. Mes travaux ont le potentiel de mener à l'amélioration des services pour cette clientèle. Nous croyons qu'une meilleure compréhension de la façon dont les enfants récupèrent et de la façon dont nos interventions peuvent modifier le fonctionnement de leur cerveau nous permettra de fournir des soins mieux adaptés à leur condition.