Modulation de la réponse des lymphocytes T dans des modèles de la sclérose en plaques

 

Katherine Péloquin

Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université Laval

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2014-2015

La sclérose en plaques (SP) est une maladie chronique, invalidante dans laquelle le système immunitaire du corps attaque l'isolation entourant les nerfs du cerveau et de la moelle épinière. Il s'agit d'une maladie auto-immune dans laquelle les cellules T du système immunitaire attaquent par erreur la gaine protectrice (myéline) qui entoure les cellules nerveuses (neurones). Le Canada a l'un des taux les plus élevés de SP dans le monde. Les causes et les facteurs déclencheurs de la SP restent mal connus. Par l'utilisation d'un modèle murin de la SP, appelé EAE, les travaux proposés ont pour but de mieux comprendre le rôle de gènes et thérapies immunitaires spécifiques dans l'élaboration d'une réponse immunitaire face à la SP. La fonction des lymphocytes T auxiliaire (CD4+) dans la SP a été largement étudiée. Cependant, malgré que les cellules T tueuses (CD8+) jouent un rôle dans la pathologie de la SP, on n'en sait beaucoup moins sur leur fonction précise lors de la maladie.

J'ai identifié deux molécules (Bat3 et Serpine1) qui influencent la fonction des cellules T. Bien que Bat3 augmente l'inflammation des cellules T, Serpine1 l'a réduit. En combinant l'EAE avec des approches de thérapie génique, je vais étudier le rôle de ces deux molécules dans la régulation du potentiel pathogène des cellules T CD4+ et CD8+. Ces études nous aideront à mieux comprendre les processus immunitaires complexes qui façonnent la SP, une maladie qui est un fardeau important pour la population canadienne.