Mieux comprendre les mécanismes responsables de la vulnérabilité des neurones dans la maladie de Parkinson

 

Samuel Burke Nanni

Université de Montréal

 

Domaine : santé circulatoire et respiratoire

Programme Formation de doctorat

Concours 2018-2019

Partenaire :

Parkinson Québec

La maladie de parkinson (MP) est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente et en dépit de décennies de recherche, nos traitements les plus efficaces ne font que soulager les symptômes, plutôt que d'empêcher la progression de la maladie. Une raison probable à cela est notre compréhension incomplète du mécanisme fondamental causant la maladie. Nous avons besoin, en premier lieu, de comprendre pourquoi la neurodégénérescence se produit. Deux concepts importants ont joué un rôle clé dans la poursuite de notre compréhension de la MP: tout d'abord, les neurones qui meurent dans la MP ont tendance à être des cellules très développées et actives. Et d'autre part, à travers l'étude génétique de la MP, il semble que la neurodégénérescence se produise en raison de la perturbation des systèmes qui génèrent l'énergie dans les neurones. Ainsi, une voie de recherche prometteuse est d'explorer comment la consommation d'énergie varie dans les différents neurones, en particulier lorsque l'on considère la taille et l'activité de ces cellules.

Récemment, nous avons constaté que les neurones plus complexes utilisent plus d'énergie, et par conséquent, subissent un stress cellulaire plus élevé. Ceci, semble les rendre plus vulnérables à la dégénérescence. Ces premières constatations ont été établies en étudiant une partie du cerveau bien connue pour dégénérer dans la MP. Cette proposition de recherche visera à explorer si cette idée - que la taille et la complexité des neurones, et les besoins énergétiques élevés associés – peut également expliquer pourquoi d'autres régions du cerveau dégénèrent pendant la MP. Par ailleurs, nous déterminerons les mécanismes moléculaires qui permettent à ces neurones de croître d'une manière qui augmenterait leur vulnérabilité dans la MP. Ces découvertes nous aiderons ensuite à  développer des modèles animaux qui reproduiront mieux la maladie observée chez les humains: une étape cruciale dans la recherche de la MP.