Maladies chroniques et autogestion des soins

 

Catherine Hudon

Université de Sherbrooke

 

Domaine : Services de santé

Programme chercheur-boursier - Junior 1

Concours 2013-2014

Les personnes atteintes de maladies chroniques ont tout avantage à développer des compétences leur permettant de s'occuper de leurs soins de santé, ce que l'on appelle l'autogestion des soins. Certains facteurs peuvent toutefois ajouter un défi supplémentaire à cette autogestion. C'est le cas, par exemple, chez les personnes vivant, en plus, en situation de pauvreté, ou atteintes de troubles de santé mentale.

Les professionnels de la santé ont un rôle important à jouer à ce chapitre, en reconnaissant la fonction centrale que remplit la personne dans sa démarche d'autogestion des soins et en formant avec elle un partenariat. Puisque la majorité des personnes atteintes de maladies chroniques sont appelées à multiplier les contacts avec les diverses instances de soins de première ligne, c'est-à-dire avec les médecins, infirmières, pharmaciens, diététistes, physiothérapeutes, travailleurs sociaux, psychologues et autres, ceux-ci sont de toute évidence les mieux placés pour soutenir l'apprentissage de compétences en autogestion.

La docteure Catherine Hudon a élaboré un programme de recherche dont le but, à long terme, est d'évaluer et d'intégrer en première ligne différentes stratégies d'intervention de soutien à l'autogestion. Le projet V1SAGES vise, par exemple, à expérimenter, au sein de quatre groupes de médecine de famille (GMF) du Saguenay–Lac-St-Jean, une intervention intégrant des groupes de soutien à l'autogestion, de même que la gestion de cas par une infirmière. Dans la foulée, la chercheuse travaille en ce moment sur le projet ÉQUIsanTé, dont l'objectif est de trouver des moyens de bonifier les relations entre les personnes plus défavorisées socio-économiquement et les équipes de soins de première ligne.

Par ses travaux, elle souhaite favoriser des retombées positives auprès de plusieurs partenaires qui ont déjà offert leur collaboration et leur expertise, notamment les décideurs, les agences et centres de santé et de services sociaux, les équipes de professionnels, ainsi que les chercheurs et partenaires du milieu universitaire.