Les effets bénéfiques d'un programme d'entraînement physique aérobique sur le fonctionnement cognitif auprès de la clientèle TCC léger vieillissante

 

Louis De Beaumont

Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme consortium pour le développement de la recherche en traumatologie - volet 2

Concours 2012-2013

Partenaires

Ministère de la Santé et des Services sociaux
Société de l'assurance automobile du Québec
Réseau privincial de recherche en adaptation-réadaptation
Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux
Associtation des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec

Cette année, c'est près de 13 000 Québécois qui subiront un traumatisme craniocérébral (TCC). Les cas de TCC légers (TCCL) constituent chez l'adulte 85 % de l'ensemble des TCC traités à l'urgence. Des percées épidémiologiques préoccupantes ont lié les antécédents de TCCL chez la personne vieillissante à un risque accru de développer une démence. L'exercice physique aérobique, tel qu'impliqué lors de toute activité physique rythmique qui génère une activité cardiaque soutenue, s'est récemment révélé une intervention non pharmacologique efficace contre le vieillissement du cerveau.

Chez des patients âgés hautement à risque de développer la maladie d'Alzheimer, l'entraînement aérobique individualisé, effectué sous la supervision d'un entraîneur physique à raison de 45-60 minutes par jour, 4 jours par semaine, sur une période de 6 mois, a induit d'importants bienfaits au cerveau qui ont résulté en de nettes améliorations des fonctions cognitives, telles la mémoire ou l'attention.

À ce jour, aucune étude ne s'est penchée sur les potentiels bienfaits de l'exercice aérobique sur le fonctionnement du cerveau chez les victimes d'un TCCL plus âgées et ce, en dépit de leur vulnérabilité accrue de développer une démence. Ce projet de recherche visera à recueillir des données pilotes sur les bienfaits de l'entraînement aérobique pour le cerveau afin de freiner, voire même renverser les effets néfastes d'un TCC léger chez la personne vieillissante.

D'autre part, ce projet de recherche fera la promotion de saines habitudes de vie tout en fournissant un moyen concret de briser l'isolement parmi les participants vieillissants. Ultimement, la mise sur pied d'un programme d'entraînement aérobique fournirait aux intervenants oeuvrant auprès de la clientèle TCCL une nouvelle alternative thérapeutique peu coûteuse, non pharmacologique et accessible partout au Québec.