Le récepteur 56 couplés aux protéines G (GPR56): un nouveau régulateur potentiel des cellules souches leucémiques

 

Heather Duncan

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM)

 

Domaine : Cancer

Programme : Formation de doctorat

Concours 2016-2017

Partenaire:

Fondation des Étoiles

Les différentes cellules qui composent le sang sont produites à partir des cellules souches dans la moelle osseuse. Chez les patients qui souffrent de la leucémie myéloïde aigüe (LMA), un type de cancer du sang, les cellules cancéreuses partagent plusieurs particularités avec les cellules saines du sang et sont, tout comme elles, organisées hiérarchiquement. Par contre, les cellules souches qui mènent à la LMA sont résistantes aux traitements comme la chimiothérapie et sont responsables des récidives de la maladie chez le patient après le traitement. Ainsi, l'élimination de ces cellules est nécessaire pour guérir les patients à long terme. Un gène appelé GPR56 produit une protéine qui participe à la communication entre les cellules et est impliqué dans la survenue de plusieurs maladies, dont des cancers. Près de 40% des drogues disponibles ciblent les protéines de cette famille. Nos découverts en LMA montrent que le gène GPR56 est plus présent (plus exprimé) chez les patients qui ont un mauvais devenir clinique et une réponse inadéquate à la chimiothérapie, tant chez l'adulte que chez l'enfant.

J'ai génétiquement modifié des cellules cancéreuses humaines afin qu'elles expriment peu ou davantage ce gène. Avec ces outils, je vais évaluer l'impact du niveau d'expression de GPR56 sur la capacité des cellules cancéreuses à proliférer, migrer et à produire les différents sous-types de cellules cancéreuses en LMA. De façon similaire, je vais étudier l'impact de ce gène dans les cellules souches saines du sang à titre comparatif afin d'évaluer l'influence de celui-ci sur la survenu du cancer et la réponse aux traitements. Ces expériences seront faites in vitro et dans des modèles de souris. Nous espérons que nos recherches permettront de mieux comprendre la LMA afin d'améliorer le traitement et la survie des patients.