Le potential thérapeutique de la cytokine Th2 interleukine-13 dans la sclérose en plaques

 

Chloé Hoornaert

Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme Formation postdoctorale (CITOYENS D'AUTRES PAYS)

Concours 2018-2019

Partenaire :

Société canadienne de la sclérose en plaques

Pour des raisons encore inconnues, chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP), des globules blancs pathologiques sont activés, leur permettant de pénétrer le cerveau et d'y causer des dommages aux cellules cérébrales. En réponse à cette insulte, une nouvelle vague de globules blancs est recrutée et activée, et ces cellules commencent à produire des facteurs favorisants l'inflammation. Cette accumulation locale de cellules immunitaires activées et de facteurs «pro-inflammatoires» est hautement toxique pour le tissu voisin, causant des dommages additionnels aux tissus cérébraux. Dans ce projet, mon but premier est de rompre ce cercle vicieux d'inflammation en utilisant le puissant facteur «anti-inflammatoire» interleukine-13.

Dans des études précédentes, j'ai établi que l'interleukine-13 règle la fonction des cellules immunitaires d'origine murine. Suite au contact avec l'interleukine-13, ces cellules obtiennent un caractère protecteur plutôt que hasardeux. En conséquence, l'interleukine-13 a déjà dévoilé son effet thérapeutique dans divers modèles animaux d'inflammation. Dans ce projet, je souhaite évaluer si l'interleukine-13 a la même capacité modulatrice sur les cellules humaines. Pour cela, je compte comparer l'effet de l'interleukine-13 sur les cellules immunitaires de patients atteints de SEP et de donneurs sains. Je compte évaluer quels types de cellules sont sensibles à la modulation de l'interleukine-13 et comment celle-ci modifie la fonction de ces cellules. En outre, je déterminerai si l'interleukine-13 influe également sur l'infiltration de cellules immunitaires (pathologiques) dans le cerveau. Finalement, je vais étudier si l'interleukine-13 a un effet protecteur dans un modèle animal de la SEP.

En conclusion, ce projet donnera un aperçu du potentiel thérapeutique de l'interleukine-13 chez les humains. Comme j'ai déjà établi que l'interleukine-13 limite considérablement l'inflammation et les lésions cérébrales dans la souris, mon prochain objectif est de déterminer si ces résultats prometteurs peuvent être traduits vers la pathologie humaine.