Investigations des interactions de la microglie-astrocyte dans la maladie d'Alzheimer

 

Keith Murai

Institut de recherche du centre universitaire de santé McGill

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Fonds d'innovation Pfizer-FRQS

Concours 2013-2014

Aujourd'hui, plus de 100 000 Québécois souffrent de la maladie d'Alzheimer (MA). Les estimations pour la prochaine génération donnent un chiffre alarmant de 260 000 personnes touchées (Société Alzheimer du Canada). Au-delà de la charge sociale imposée, le coût financier accablant doit être considéré. Puisqu'il n'existe toujours aucun traitement efficace pour cette maladie, davantage d'investissements en recherche sont requis pour mieux définir les propriétés sous-jacentes de la MA et établir de nouvelles thérapies visant à freiner ou même arrêter sa progression. La MA est complexe car vraisemblablement causée par plusieurs facteurs impliquant de nombreuses voies cellulaires et moléculaires. La perte de neurones est une cause primaire des troubles cognitifs sévères chez les patients. Cependant, il a été récemment démontré que l'altération de la physiologie des cellules gliales du cerveau pourrait également contribuer à la MA. Originalement perçues comme des éléments passifs du cerveau, nous savons aujourd'hui que les cellules gliales jouent des rôles dynamiques et complexes qui sont fondamentaux au bon fonctionnement cérébral.

Cette demande de fonds vise à tester l'hypothèse que la communication entre deux types de cellules gliales, les microglies et les astrocytes, joue un rôle fondamental dans la MA. À cette fin, nous étudierons un modèle de souris MA ainsi que des échantillons cérébraux postmortem provenant de patients décédés avec la MA. Nous proposons de développer des techniques d'avant-garde permettant de visualiser les cellules gliales, les neurones ainsi que les plaques d'amyloïde à différents stades de la maladie, et de comparer les interactions neurones-glies survenant au sein des cerveaux de modèles animaux à celles observées dans le cerveau humain. Cette recherche a le potentiel de dévoiler de nouveaux mécanismes associés à la propagation de la MA et d'ouvrir la voie à de nouvelles thérapies ciblant les cellules gliales.