Immunorégulation et plasticité fonctionnelle des réponses lymphocytaires T CD4+ dans l'infection au VIH : vers l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Daniel Kaufmann

Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2015-2016

Partenaire

Ministère de la santé et des services sociaux

Le Virus de l'Immunodéficience humaine, ou VIH, est la cause du SIDA.  En l'absence de traitement antiviral, la grande majorité des personnes infectées va progresser dans leur maladie et développer des complications majeures, qui peuvent mener au décès.  En dépit de progrès très importants dans les traitements antiviraux, il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin efficace ou de thérapie capable d'éradiquer le virus ou d'induire un contrôle durable du virus après interruption des médicaments.  De plus, beaucoup de personnes dont le virus est bien contrôlé par le traitement ont des maladies liées à une inflammation chronique. Le développement de nouveaux traitements qui surmonteraient ces limitations est freiné par la compréhension limitée de l'immunité protectrice contre le virus ainsi que des mécanismes qui conduisent à des réponses inefficaces chez les personnes infectées.

Le but de mon programme de recherche est de d'étudier les mécanismes qui mènent à la dysfonction d'une population-clé de globules blancs, les lymphocytes T CD4.  Je propose d'étudier les cellules du sang de patients infectés, ainsi que de petits prélèvements de la muqueuse de l'intestin obtenus par endoscopie et des biopsies de ganglions.  Mon but est d'identifier les processus qui rendent les cellules CD4 incapables de lutter efficacement contre le VIH, et de trouver des moyens de bloquer ces mécanismes pour restaurer des défenses efficaces.  Nous sommes aussi intéressés à l'aide que les CD4 apportent pour la production d'anticorps puissants contre le VIH.  Les résultats de mes recherches pourraient contribuer à la création de meilleurs traitements contre le virus du SIDA, et peut-être permettre aux personnes infectées d'interrompre leur traitement sans que le virus recommence à ce multiplier. Mes résultats peuvent aussi contribuer à l'amélioration de nouveaux vaccins contre le VIH.