Exposition aux rayonnements : est-il possible d'éviter la dose délivrée aux patients lors de l'examen par IRM des embolies pulmonaires en développant de nouvelles stratégies?

 

Josephine Pressacco

Institut de cardiologie de Montréal

 

Domaine : services de santé

Programme recherches en radiologie

Concours 2012-2013

Partenaire

Fondation de l'Association des radiologistes du Québec

L'embolie pulmonaire (EP) se produit lorsqu'un caillot sanguin se détache d'une veine, migre jusqu'à une des artères pulmonaires qu'elle bloque, empêchant le transport d'oxygène vers les autres organes. L'EP peut être mortelle si elle n'est pas identifiée et traitée sans délai. Si le médecin soupçonne la présence d'une EP, il prescrit des examens pour confirmer le diagnostic. L'examen de prédilection pour la détection de l'EP est la tomodensitométrie (TDM), vu qu'elle est indolore et fournit des résultats précis.

La TDM est bien tolérée, mais elle n'est pas sans risque. La TDM produit de nombreuses images par rayons X en tournant autour du corps du patient, l'exposant ainsi à une dose importante de rayonnements ionisants. La TDM pulmonaire délivre au patient une dose de radiation équivalant à plus de 100 radiographies pulmonaires simples. L'exposition aux rayonnements peut avoir un effet cancérigène. Bien que les chances de survenue d'un cancer après un seul examen par TDM soient relativement faibles, on croit que pour une femme de trente ans, par exemple, le risque de cancer après avoir subi un examen par TDM est de 1 sur 1 000. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) représente une alternative intéressante. Utilisant un aimant puissant et des ondes radio pour obtenir des vues de l'intérieur du corps, elle ne pose aucun risque de cancer vu l'absence d'irradiation.

Le présent projet a pour but de développer un examen par IRM capable de produire des images aussi précises que celles de la TDM et de déterminer si l'IRM pourrait représenter un examen alternatif pour détecter l'EP. Un tel examen permettrait le diagnostic de l'EP sans exposer le patient aux rayonnements et au risque accru de cancer.