Études des procédés cellulaires dérégulés dans le cancer de l'ovaire

 

Michelle Scott

Université de Sherbrooke

 

Domaine : Cancer

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2013-2014

Souvent appelé un tueur silencieux, le cancer de l'ovaire est diagnostiqué chez plus de 2 600 Canadiennes chaque année. Si traité à temps, le taux de survie est de 90 %. Malheureusement, chaque année 1750 canadiennes en meurent, dû à l'absence de méthodes efficaces de dépistage. De nombreux procédés cellulaires sont dérégulés dans ce cancer, résultant entre autres de changements de l'expression des gènes et de la localisation cellulaire des protéines.

Je m'intéresse à la régulation de ces deux mécanismes chez l'humain. De nombreux petits ARN non-codants ont récemment été décrits comme très abondants et jouant des rôles régulateurs essentiels pour le bon fonctionnement cellulaire. Nous avons des évidences préliminaires suggérant un rôle pour certains types de petits ARN dans la régulation de l'expression des gènes. Je m'intéresse aussi aux mécanismes de localisation cellulaire des protéines et à leur utilisation combinatoire, qui sont essentiels pour le bon fonctionnement cellulaire.

Mon groupe de recherche se penchera sur la caractérisation du rôle des petits ARN non-codants dans la régulation de l'expression des gènes dans le noyau cellulaire et l'étude des mécanismes de localisation et de la fonctionnalité des protéines résultantes, en utilisant des méthodes informatiques et expérimentales. Nous étudierons également les conséquences de leur dérégulation dans le cancer ovarien, dans le but d'identifier et de perfectionner des méthodes pour la détection et le traitement de cette maladie.