Étude du comportement et de la virulence des bactéries pathogènes contaminant les environnements créés par l'homme en utilisant l'amibe comme modèle d'hôte

 

Steve Charette

Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2015-2016

Les infections causées par certaines bactéries qui contaminent les environnements humains (hôpitaux, systèmes de ventilation, conduits d'eau potable, etc.) représentent un problème grandissant et ce phénomène est accentué par l'augmentation de la résistance aux antibiotiques. Pour contrer cette menace, il faut étudier les armes utilisées par les bactéries infectieuses pour ainsi comprendre les moyens qui permettent leur persistance et leur propagation dans l'environnement. Il s'agit du but poursuivi par le programme de recherche présenté ici.

L'étude du comportement des bactéries infectieuses repose habituellement sur l'usage d'un hôte qui permet de mesurer la virulence des bactéries. Une grande part de l'originalité de nos activités de recherche réside dans l'utilisation d'une amibe comme hôte alternatif pour faire l'étude de la virulence bactérienne. Par sa simplicité à être manipulé, cet hôte de remplacement offre de multiples avantages par rapport aux hôtes normalement utilisés. De plus, les amibes sont elles-mêmes suspectées de contribuer à la propagation des infections bactériennes en interagissant avec les bactéries pathogènes dans l'environnement.

Notre recherche se divise donc en deux axes. Le premier a pour but d'identifier et de caractériser les facteurs de virulence (armes) des bactéries infectieuses en utilisant l'amibe comme hôte expérimental combiné à une approche génomique. Le deuxième axe de recherche s'intéresse à l'enrobage des bactéries infectieuses par les amibes et à la protection que cet enrobage peut procurer à ces bactéries dans l'environnement. Nos travaux aideront à mieux comprendre la relation hôte-pathogène et à développer des traitements alternatifs aux antibiotiques qui démontrent de plus en plus leurs limites dans la lutte contre les infections bactériennes.