Étude de la neuropharmacologie des ganglions de la base

 

Philippe Huot

Centre de recherche du CHUM

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 1

Concours 2016-2017

Les ganglions de la base sont des structures du cerveau impliquées dans plusieurs comportements, notamment la vision et le mouvement. Ce programme de recherche étudiera le rôle des ganglions de la base dans 1) les processus visuels dans la maladie de Parkinson (MP) et 2) le mouvement dans des conditions normales.
1) Plusieurs patients avec MP avancée souffrent d'hallucinations visuelles (HVs). Celles-ci ont des conséquences néfastes sur la qualité de vie des patients et leur entourage. Peu de traitements sont disponibles pour traiter les HVs, leur efficacité est limitée et ils peuvent entraîner des effets secondaires de tout ordre, voire dangereux, d'où l'importance de développer des thérapies plus efficaces et plus sécuritaires. Les causes des HVs sont inconnues, mais une substance chimique du cerveau, le "glutamate", pourrait jouer un rôle.

Le Projet 1 cherche à trouver des façons d'agir sur le glutamate pour réduire les HVs. Des expériences seront menées avec un modèle animal de la MP pour tester l'efficacité de nouveaux médicaments sur la sévérité des HVs. D'autres expériences chercheront à déterminer les régions du cerveau, incluant les ganglions de la base, où l'action du glutamate est anormale dans les HVs dans la MP. 2) Le mouvement est essentiel à la vie quotidienne. Même s'il semble automatique et facile, il est un processus complexe et plusieurs de ses mécanismes sous-jacents demeurent inconnus.

Le Projet 2 étudiera comment une substance chimique du cerveau, la "sérotonine", participe au mouvement en interagissant avec une cible présente dans les ganglions de la base. Le rôle de la sérotonine sur certains comportements moteurs sera étudié. Des expériences chercheront aussi à déterminer les interactions entre la sérotonine et d'autres substances chimiques du cerveau et à localiser les régions cérébrales où ces interactions ont lieu.