Est-ce que la privation sociale et matérielle joue un rôle dans l'accès aux soins de santé liés à l'hépatite C et aux décès dus à l'hépatite C ?

 

Adam Palayew

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

 

Domaine : santé des populations

Programme Formation de maîtrise

Concours 2018-2019

Partenaire :

Réseau canadien pour l'hépatite C

Les personnes infectées par le VIH et le virus de l'hépatite C ont des besoins médicaux complexes et sont souvent socialement marginalisées. Le virus de l'hépatite C cause de graves dommages au foie, ce qui peut entraîner une mort prématurée. Pour les personnes vivant à la fois avec le VIH et l'hépatite C, la progression de la maladie s'accélère considérablement. Heureusement, il existe maintenant de nouveaux médicaments qui guérissent habituellement l'hépatite C mais à un coût exorbitant (jusqu'à 120 000 $ par traitement, plus dispendieux par gramme que l'or ou les diamants).

Les lignes directrices cliniques stipulent que tous les patients atteints d'une infection chronique par le VHC devraient recevoir un traitement, y compris une priorisation du traitement pour les populations plus à risque de transmettre le virus tel que les personnes qui s'injectent de la drogue. Toutefois, il est bien établi que les personnes socialement ou matériellement défavorisées, comme les sans-abris, ont souvent un accès réduit aux soins de santé et meurent plus jeunes et de causes évitables.

Mon projet de recherche vise à utiliser des méthodes statistiques pour combiner des variables, y compris le revenu mensuel moyen et la proportion de personnes sans emploi pour créer un score qui décrira la privation sociale et matérielle d'une personne. Par la suite, je vais déterminer si les scores d'indice de privation sociale et/ou matérielle sont associés à un accès réduit au traitement contre l'hépatite C et aux décès évitables dus à l'hépatite C. Les traitements sont maintenant disponibles, mais l'accès est restreint en raison des coûts élevés. J'espère que mes recherches aideront à améliorer les soins cliniques et, par conséquent, à éviter les inégalités en matière de santé chez les populations vulnérables.