Comprendre et cibler la régulation spatiotemporelle de la division cellulaire

 

Vicent Archambault

Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC)

 

Domaine : cancer

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2016-2017

Le cancer est une famille de maladies causées par une prolifération excessive des cellules du corps humain. Les recherches de mon équipe visent à comprendre les mécanismes moléculaires qui contrôlent la division cellulaire. Des mutations dans les gènes et protéines qui participent à ces mécanismes sont à l'origine des cancers.

Pour se diviser, une cellule doit coordonner des transformations importantes au niveau des chromosomes et des autres structures intracellulaires. Ces processus sont déclenchés par des enzymes qui modifient d'autres protéines pour changer leurs activités. Nous avons contribué à mettre en lumière un nouveau module d'enzymes essentiel à cette coordination. Dans un premier volet, mon programme de recherche vise à comprendre comment les changements de localisation de ces protéines leur permettent de contrôler les différentes structures et compartiments intracellulaires. Un autre objectif est d'identifier les protéines qui sont modifiées par ces enzymes et de comprendre en détails les effets résultants sur les mécanismes moléculaires en jeu durant la division cellulaire. Dans ce volet, nous utilisons la mouche drosophile comme modèle. Cet organisme permet l'utilisation d'approches expérimentales puissantes combinant génétique, biochimie, biologie moléculaire et microscopie pour accélérer l'avancement des connaissances. Puisque les mécanismes moléculaires qui contrôlent la division cellulaire sont fortement conservés entre les espèces, nos découvertes s'appliquent généralement à l'humain et permettent d'identifier de nouvelles avenues thérapeutiques.

Dans un deuxième volet, nous exploitons déjà nos découvertes récentes sur une autre enzyme essentielle au contrôle de la division cellulaire pour identifier des molécules qui l'inhibent et qui pourraient mener au développement de nouveaux médicaments. La protéine visée est déjà reconnue comme une cible thérapeutique pour plusieurs cancers. Nos efforts visent à inhiber ses interactions et ses changements de localisation plutôt que son activité enzymatique. Cette stratégie alternative pourrait permettre une meilleure spécificité d'action et de ce fait, une plus faible toxicité.