Cognition sociale et schizophrénie : corrélats neuronaux et remédiation socio-cognitive

 

Philippe-Olivier Harvey

Institut universitaire en santé mentale Douglas

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 1

Concours 2012-2013

Les personnes souffrant de schizophrénie ont des difficultés à traiter les informations sociales de leur environnement. Ces déficits de cognition sociale ont une incidence négative sur le fonctionnement des patients dans la communauté.

Ce programme de recherche s'inscrit dans un objectif global visant à mieux comprendre les déficits de cognition sociale dans la schizophrénie et à élaborer des interventions pouvant améliorer la cognition sociale des patients. Le programme de recherche se divise en deux axes complémentaires. L'axe 1 va mesurer des aspects de la cognition sociale qui n'ont pas été explorés dans la schizophrénie et identifier les dysfonctions cérébrales associées en utilisant l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Deux tâches expérimentales seront utilisées afin d'explorer les déficits comportementaux et l'activité cérébrale associée : 1) au biais de mémoire pour l'information traitée en référence à soi; 2) à la réception d'une récompense sociale, à savoir l'approbation de ses pairs. L'axe 1 devrait permettre d'obtenir une meilleure compréhension des atteintes cérébrales liées aux déficits de cognition sociale dans la schizophrénie. L'axe 2 propose une étude clinique visant à comparer l'efficacité d'une nouvelle intervention psychosociale traitant spécifiquement les déficits de cognition sociale dans la schizophrénie (SCI). Notre SCI de 16 semaines sera directement comparée à une intervention contrôle de 16 semaines traitant la prévention des symptômes et de la rechute. Les patients seront aléatoirement sélectionnés pour l'une ou l'autre des deux interventions.

Les interventions seront administrées de façon hebdomadaire à des patients. Des évaluations cliniques mesurant les habiletés de cognition sociale et le fonctionnement des patients auront lieu avant et après le traitement. Notre hypothèse est que notre nouvelle SCI sera plus efficace que l'intervention contrôle pour améliorer la cognition sociale et le fonctionnement des patients.