Adaptation et validation de contenu d'une échelle d'évaluation de douleur auprès de patients adultes avec traumatisme crâniocérébral à l'unité des soins intensifs

 

Céline Gélinas

CUSM-Hôpital général de Montréal

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme consortium pour le développement de la recherche en traumatologie - volet 1

Concours 2012-2013

Partenaires

Ministère de la Santé et des Services sociaux
Société de l'assurance automobile du Québec
Réseau privincial de recherche en adaptation-réadaptation
Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux
Associtation des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec

Chaque année au Québec, plus de 13 000 personnes sont victimes d'un traumatisme craniocérébral (TCC). Plusieurs de ces personnes nécessitent une hospitalisation à l'unité des soins intensifs (USI) et souffrent de douleurs importantes. Dans un tel contexte, ces personnes peuvent présenter une incapacité temporaire ou prolongée à communiquer verbalement, ce qui rend la tâche difficile pour l'infirmière ou le médecin de détecter la présence de douleur.

Une douleur non détectée, et par le fait même non traitée, peut mener à des complications nuisibles au rétablissement de la santé. Ainsi, une évaluation adéquate de la douleur est essentielle. Encore aujourd'hui, peu d'outils sont disponibles pour les personnes avec difficulté de communication. Pire encore, aucun outil ne s'applique aux personnes avec TCC.

Le but de cette étude est d'adapter le contenu d'une échelle de douleur pour qu'elle soit applicable à des personnes avec TCC. Des patients souffrant d'un tel traumatisme et hospitalisés à l'USI seront observés avant, pendant et après des procédures de soins courantes : certaines reconnues pour être douloureuses et d'autres non douloureuses. Les réactions comportementales (ex : grimace) et les signes vitaux (ex : battements du coeur) qui seront associés à la douleur seront considérées dans la création de cette nouvelle échelle.

Des infirmières et des médecins expérimentés en soins intensifs de traumatologie évalueront le contenu de cette échelle pour y apporter les correctifs nécessaires. L'accès à une telle échelle permettrait d'améliorer la détection et le traitement de la douleur dans ce contexte d'importante vulnérabilité et, ultimement, réduire le nombre de complications et le risque pour ces personnes de développer une douleur chronique.