Vers des interventions nutritionnelles et épigénomiques dans la prévention du cancer de la prostate

 

Christophe Tav

Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval

 

Domaine : cancer

Programme Formation de doctorat

Concours 2019-2020

Partenaire:

ONCOPOLE_Société de recherche sur le cancer

Le cancer de la prostate est le cancer non-cutané le plus fréquemment diagnostiqué au Canada. En 2017, on estime à 21 300 le nombre de nouveaux cas et environ 4 100 décès. Au moment du diagnostic, certains cancers présentent des caractéristiques agressives guidant l'urologue vers une intervention immédiate (chirurgie, radiothérapie, etc…). Cependant, la plupart des tumeurs de bas-grades indolentes ne sont pas traitées. Le cancer de la prostate a une évolution imprévisible, ce qui complique une intervention personnalisée. L'environnement, en particulier le régime alimentaire occidental, est associé à un risque plus élevé de développer un cancer de la prostate. Ces facteurs environnementaux influencent l'expression des gènes sans modifier notre code génétique. Cette forme de régulation génique est connue sous le nom d'épigénétique (le préfixe epi- signifie « autour de », se référant aux informations supplémentaires ajoutées au code génétique).

Nos résultats d'un essai clinique en cours étudiant des hommes suivant un protocole de surveillance active pour un cancer de la prostate de bas-grade montrent qu'une intervention alimentaire suffit à ralentir l'évolution de la maladie vers une forme plus létale. Le projet proposé vise à identifier les patients qui bénéficieront d'une intervention alimentaire. De plus, nous étudierons pourquoi certains patients ne réagissent pas aux changements nutritionnels. Notre objectif à long terme est d'utiliser les informations épigénétiques afin d'optimiser les interventions diététiques pour la prévention et la gestion clinique des patients atteints du cancer de la prostate.