Transférer les connaissances scientifiques sur le stress pour prévenir les troubles de santé mentale à l'adolescence

 

Pierrich Plusquellec

Centre recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2012-2013

Partenaires

Fondation des maladies mentales et Fondation Libermont

Le stress est une réaction adaptative du corps aux menaces de notre environnement. Il nous a permis de survivre lorsque nous faisions face aux Mammouths aux temps préhistoriques. Aujourd'hui, le stress est un problème de société car il est devenu chronique. Nous sommes en effet assaillis de situations que notre cerveau interprète comme étant stressantes. Ces situations sont si nombreuses qu'elles dérèglent notre système de stress. Pourtant la science du stress a découvert comment enrayer le stress chronique, et les conséquences néfastes qui y sont associées (prises de poids, hypertension, dépression). Le Centre d'études sur le stress humain a créé le programme Déstresse et Progresse pour mettre à la portée des adolescents ces connaissances scientifiques sur le stress, et leur permettre ainsi de contrôler leur risque de stress chronique, à ce moment de leur vie où la dépression les guette.

L'administration du programme Déstresse et Progresse chez 507 adolescents entrant au secondaire a mis en évidence son efficacité pour réduire le stress chez les participants les plus stressés, mais aussi pour réduire le niveau de dépression de tous les participants.

Le programme de recherche proposé s'inscrit dans la continuité de ce résultat et se propose de mesurer les effets du programme Déstresse et Progresse chez des adolescents à haut risque de stress chronique et de dépression : ceux ayant vécu de la maltraitance, et hébergés par les Centres jeunesse de Montréal, et les adolescents Inuits vivant au Nunavik. Parce que nous vivons à l'ère du Web 2.0, une version mobile du programme sera aussi testée chez les jeunes souffrant de dépression. Enfin, l'efficacité de la combinaison de ce programme avec celui mis en place par la fondation des maladies mentales sur la prévalence de la dépression dans la population québécoise, sera aussi évaluée.