Sous-types de connectivité fonctionnelle cérébrale comme facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer

 

Pierre Bellec

Centre de recherche  de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2017-2018

La proportion de personnes âgées augmente au Canada, et avec elle les cas de maladies neurodégénératives liées à l'âge. Actuellement, il n'est pas possible pour les médecins de prédire de manière précise si, et quand, un patient qui ne présente pas de symptômes pourra développer des signes de démence. Un diagnostic précoce et fiable, pourrait améliorer drastiquement l'efficacité des interventions, existantes et à venir, telles que des changements de mode de vie et de nutrition.

Il est très difficile d'établir un diagnostic précoce, car la neurodégénérescence n'affecte pas les connexions du cerveau à la même vitesse chez tous les patients. De plus, les connexions normales varient d'un individu à l'autre. Certains cerveaux sont mieux équipés que d'autres pour résister aux progrès de la neurodégénérescence.

Je propose d'étudier les connexions du cortex temporal, une région cérébrale importante pour le langage et la mémoire, à l'aide de techniques de pointe de neuroimagerie. J'appliquerai des modéles statistiques sur un grand groupe diversifié d'individus, pour identifier des sous-groupes présentant des profils similaires de connectivité dans le lobe temporal. J'étudierai spécifiquement si ces sous-types de connectivité cérébrale peuvent prédire l'évolution du langage et de la mémoire chez des individus âgés en santé, à risque pour la maladie d'Alzheimer à cause d'un historique familial, ainsi que les symptômes cognitifs observés au travers de plusieurs types de démence.

Une fois validés longitudinalement, les sous-types de connectivité du lobe temporal pourront jouer un rôle important en médecine personnalisée. Mon programme de recherche équipera les médecins avec un outil pour identifier des individus à fort risque de progresser vers une démence de type Alzheimer, ce qui les aidera à trouver des interventions efficaces.