Santé mentale après un traumatisme craniocérébral chez les personnes âgées et leurs proches aidants

 

Marie-Christine Ouellet

Université Laval

 

Domaine :  neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Consortium pour le développement de la recherche en traumatologie - Volet 1

Concours 2017-2018

Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes âgées subissant un traumatisme craniocérébral est en augmentation. Ce type de blessure peut avoir des conséquences importantes pour les personnes blessées et leurs familles. Ainsi, les personnes âgées avec un traumatisme craniocérébral doivent s'adapter à de nouvelles limites cognitives ou physiques, telles que des difficultés à marcher ou des troubles de mémoire. Ces problèmes peuvent s'ajouter à d'autres enjeux médicaux ou psychologiques qui étaient présents avant la blessure. L'adaptation à cette réalité est un défi, non seulement pour les personnes blessées mais aussi pour les proches aidants. Des symptômes de découragement, d'anxiété, d'insomnie et d'épuisement peuvent apparaitre.

Certaines personnes peuvent développer des problèmes de santé mentale pouvant compliquer le processus de réadaptation et limiter leur capacité à réintégrer leur milieu de vie et reprendre leurs activités. Ce projet de recherche vise à évaluer les problèmes de santé mentale chez les personnes âgées dans la première année après un traumatisme craniocérébral, et à identifier certains facteurs associés à leur survenue. Les symptômes psychologiques, le fardeau perçu et la qualité de vie seront également évalués chez les proches aidants. Enfin, les personnes blessées et les proches aidants seront questionnés afin d'évaluer leurs besoins perçus pour des services en santé mentale, et de déterminer s'ils ont accès à ces services.

Ce projet permettra une meilleure compréhension du développement des problèmes de santé mentale après un traumatisme craniocérébral chez les personnes âgées. Ces connaissances contribueront à une meilleure organisation des services pour les personnes âgées et leurs proches, dans le but d'optimiser leur santé mentale. Cette attention accrue à la santé mentale devrait avoir des répercussions positives sur la qualité de vie, la participation sociale et la réduction du fardeau des proches aidants.