Rôle neuroprotecteur du resvératrol dans un modèle de rat chroniquement hyperglycémique : étude de la neurodégénérescence dopaminergique, du comportement et des paramètres neurométaboliques

 

Justine Renaud

Université du Québec, siège social

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme : Formation de doctorat

Concours 2016-2017

Partenaire:

Parkinson Québec

Le resvératrol, un polyphénol que l'on retrouve dans notre alimentation, est bien connu pour ses propriétiés antioxydantes et cardioprotectrices. On accorde dans les médias une importance croissante au resvératrol dans le vin rouge puisqu'il pourrait expliquer en partie le paradoxe français. Cette expression, employée régulièrement par les diététiciens, soulève une contradiction entre le régime alimentaire riche en graisses des Français et leur bon état de santé.

Le laboratoire de neurobiologie cellulaire à l'UQTR s'intéresse aux bienfaits du resvératrol en lien avec la santé du cerveau. De récentes études du laboratoire suggèrent que le resvératrol pourrait protéger le cerveau contre des assauts oxydatifs provenant de notre environnement ou encore d'un déséquilibre oxydant-antioxydant dans notre corps. Dans le cadre de ce projet, nous nous intéressons plus précisément au potentiel neuroprotecteur du resvératrol en conditions d'hyperglycémie. Des écrits scientifiques démontrent que les personnes atteintes du diabète ont plus de chances de développer des maladies neurodégénératives, telle la maladie de Parkinson. Cette maladie, dont les symptômes classiques sont le tremblement au repos, la lenteur des mouvements et la rigidité, est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue au monde.

Puisqu'un diabète mal contrôlé peut induire un état hyperglycémique causant un stress nocif au niveau du cerveau, il importe d'explorer le potentiel neuroprotecteur du resvératrol. Pour ce faire, nous utiliserons un modèle d'hyperglycémie chez les rats auxquelles nous administrerons une diète riche en resvératrol. Nous comptons observer une amélioration de l'état du système nerveux des souris hyperglycémiques qui auront été nourries avec du resvératrol.

Les résultats de cette recherche contribueront à trouver un moyen de prévenir les maladies neurodégénératives pouvant se développer suite à une hyperglycémie chronique, telle la maladie de Parkinson, à l'aide de polyphénols alimentaires comme le resvératrol.