Role du sommeil pour la consolidation de la mémoire: Implications pour la maladie de Parkinson

 

Soraya Lahlou

Institut et hôpital neurologiques de Montréal

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Formation de maitrise

Concours 2019-2020

Partenaire:

Parkinson Québec

Il existe d'importants troubles cognitifs dès les premiers stages de la maladie de Parkinson. La recherche proposée a pour but d'investiguer, sous deux projets d'études, deux mécanismes possibles pour les changements cognitifs observés: 1) une réduction de la dopamine menant à une réduction de la consolidation de la mémoire, et 2) une altération du sommeil menant à une réduction du processus de consolidation de la mémoire.

Les procédés fondamentaux supportant la mémoire et l'apprentissage sont altérés chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson dû à une détérioration des ganglions de la base et d'une réduction de la dopamine. La dopamine est non seulement importante pour les phases initiales de l'apprentissage, mais aussi contribue à établir différentes formes de mémoires à long-terme (par exemple, les habitudes motrices et la mémoire déclarative). En particulier, la dopamine module le processus de consolidation de la mémoire—qui est la stabilisation d'un nouvel apprentissage pour le stockage en mémoire à long-terme. Notre première étude déterminera si le processus de consolidation de la mémoire est réduit chez les patients atteints de la maladie de Parkinson et si cette réduction dépend des médications dopaminergiques. Parallèlement, le sommeil est tout aussi critique pour la consolidation de plusieurs types de mémoires, autant motrice que déclarative.

De plus, jusqu'à 90% des patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent de troubles du sommeil, et plusieurs patients ont une structure du sommeil altérée. Dans certains cas, ces changements peuvent même prédire le développement de la démence. Nous n'avons toujours pas une compréhension du mécanisme qui relie les troubles du sommeil et la cognition chez les patients atteints du Parkinson. Notre seconde étude déterminera si la structure anormale du sommeil chez les patients atteints de Parkinson prévient la consolidation de mémoire qui se produit pendant le sommeil.