Rôle du microenvironnement tumoral et métastatique dans la progression du mélanome uvéal

 

Solange Landreville

Centre de recherche du CHU de Québec - Hôpital du Saint-Sacrement

 

Domaine : cancer

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2015-2016

Le mélanome uvéal est la tumeur de l'oeil la plus fréquente chez l'adulte. Ce cancer progresse au stade métastatique chez près de la moitié des patients. La survie moyenne excède rarement 2 ans lorsque que des métastases sont découvertes au foie. L'évolution de la médecine personnalisée fondée sur l'analyse de l'information génétique d'un individu a fait un bond en avant pour ce cancer. Un test génétique capable de prédire le risque métastatique d'un patient en analysant l'expression de 15 gènes dans l'ADN de sa tumeur oculaire est maintenant disponible. Cependant, il n'existe aujourd'hui aucun traitement curatif pour le mélanome uvéal métastatique.

Les cellules qui composent une masse cancéreuse ne sont pas de simples copies identiques et cette diversité génétique influence grandement la réponse du patient au traitement. Depuis des dizaines d'années, les traitements anticancéreux conventionnels ciblent principalement les cellules cancéreuses du mélanome uvéal, mais sans succès. Mes travaux antérieurs suggèrent que le microenvironnement cancéreux favorise la progression du mélanome uvéal et sa résistance aux traitements. Mon hypothèse est que la dissémination de ce cancer dépend très largement d'influences diverses exercées par les cellules hôtes avoisinantes et une oxygénation déficiente de son microenvironnement (i.e. hypoxie). Nos travaux visent à mieux comprendre comment le mélanome uvéal produit des métastases en remodelant son environnement afin de développer une stratégie thérapeutique qui empêchera ces interactions et prolongera la dormance des métastases au foie ainsi que la survie des patients.

L'identification de marqueurs métastatiques du mélanome uvéal permettra de prédire l'efficacité d'un traitement à partir d'une biopsie de métastases hépatiques. Le choix d'une thérapie optimale augmentera la performance des soins et la qualité de vie des patients atteints de ce cancer.