Revue systématique de l'incidence, des facteurs de risque et de l'impact à court, moyen et long terme des troubles hypophysaires suite à un traumatisme craniocérébral

 

François Lauzier

Centre de recherche du CHA - Hôpital de l'Enfant-Jésus

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme consortium pour le développement de la recherche en traumatologie - volet 4

Concours 2012-2013

Partenaires

Ministère de la Santé et des Services sociaux
Société de l'assurance automobile du Québec
Réseau privincial de recherche en adaptation-réadaptation
Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux
Associtation des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec

Les traumatismes craniocérébraux (TCC) sont la principale cause de décès et d'incapacité chez les jeunes adultes. Malgré une amélioration notoire de la prise en charge de ces patients, le tiers des victimes les plus gravement atteintes décèdent tandis qu'un tiers des survivants souffriront de séquelles fonctionnelles majeures souvent permanentes.

Les lésions de la glande hypophyse, située à la base du cerveau, comptent parmi les séquelles souvent négligées des TCC. L'hypophyse régule plusieurs autres glandes et son mauvais fonctionnement provoque des troubles de la thyroïde, des surrénales, des ovaires et des testicules. Ces troubles peuvent se manifester immédiatement ou plusieurs mois après le traumatisme, et avoir un impact significatif sur la qualité de vie et la récupération fonctionnelle. Notamment, des symptômes classiquement attribués au TCC comme la fatigue, les difficultés de concentration et une faible capacité à l'effort pourraient en fait partiellement être occasionnés par des déficits hormonaux.

Nous prévoyons réaliser une synthèse des données scientifiques actuellement disponibles sur les troubles hypophysaires chez les victimes de TCC. Cette synthèse permettra d'évaluer la fréquence de cette complication et les facteurs favorisant son apparition. Elle permettra également de mieux évaluer son impact sur la récupération fonctionnelle et le potentiel de réadaptation des survivants. Afin de sensibiliser les différents intervenants à l'importance de cette complication, nos résultats seront diffusés auprès des cliniciens et des organismes gouvernementaux impliqués dans la prise en charge et le suivi de ces patients, de même qu'auprès des victimes elles-mêmes par l'entremise des différentes associations de patients.

Finalement, nos résultats permettront d'identifier les lacunes des études jusqu'ici publiées et de mieux planifier la suite de nos travaux visant à améliorer la prise en charge des victimes de TCC souffrant de troubles hypophysaires.