Régulation moléculaire de la fumée de cigarette induit une maladie pulmonaire par le récepteur d'aryl d'hydrocarbone

 

Carolyn Baglole

Université McGill

 

Domaine : Santé circulatoire et respiratoire

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2012-2013

Les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) comprennent l'emphysème et la bronchite chronique. Les MPOC sont incurables et sont présentement considérées comme la 4ème cause de mortalité au Canada. Principalement causées par la fumée de cigarette, les MPOC sont des maladies caractérisées par l'inflammation et la destruction irréversible des sacs alvéolaires, le site d'échanges gazeux dans les poumons.

Le but de notre étude est de comprendre par quel mécanisme les cellules structurales du poumon peuvent arrêter l'inflammation pulmonaire et survivre à l'exposition répétée à la fumée de cigarette. A l'aide de nos modèles cellulaires et animaux d'exposition à la fumée de cigarette, nous déterminerons le potentiel thérapeutique d'une protéine cellulaire appelée aryl d'hydrocarbone (AhR) à réduire l'inflammation et la mort cellulaire. A partir d'échantillons pulmonaires de Canadiens atteints de MPOC, nous déterminerons aussi si une expression diminuée de l'AhR est associée à une augmentation de l'inflammation et de mort cellulaire. Même si l'arrêt de fumer réduit les chances de développer des MPOC, il n'y a pas de garantie que l'inflammation chronique et les dommages associés à l'usage du tabac à long terme ne progresseront pas en maladies pulmonaires.

Les résultats de nos recherches ont le potentiel d'identifier de nouvelles approches thérapeutiques qui pourraient bloquer les conséquences néfastes de la fumée de cigarettes. Celles-ci pourraient inclure l'augmentation de l'expression de l'AhR ou de son activité chez un individu atteint de MPOC pour atténuer la destruction des tissues pulmonaires et améliorer sa ventilation en diminuant l'inflammation. Étant donné que la moitié de la population canadienne est composée de fumeurs ou ex-fumeurs, les bénéfices découlant de nouvelles thérapies pour traiter les MPOC sont énormes.