Régulation de la fonction anti-microbienne des macrophages aux infections pulmonaires

 

Maziar Divangahi

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2015-2016

Chaque année, plus de 4 millions d'individus meurent d'infection respiratoire. La tuberculose (TB) et la grippe sont ici une cause majeure de morbidité et de mortalité, notamment lorsque les cliniciens sont à cours de ressources thérapeutiques. Développer des traitements adaptés est de façon évidente un enjeu majeur.

Parce que nous respirons 7 à 8 litres d'air par minute, le poumon est le seul organe à être directement et continument exposé à l'environnement. Par conséquent, la réponse immunitaire pulmonaire doit être soigneusement régulée, ce de façon à éliminer les micro-organismes qui ont atteint les voies aériennes distales tout en minimisant toute réaction dysimmunitaire. Les macrophages alvéolaires des voies aériennes sont les premiers leucocytes à vocation immunitaire à rencontrer la plupart des pathogènes pulmonaires. La réaction de ces macrophages à l'infection « donne le ton » et orchestre la réponse immunitaire.

Au sein des macrophages, la production d'eicosanoïdes est un déterminant central de la transition d'une fonction homéostatique vers une fonction anti-microbienne. Il n'est donc pas surprenant que de nombreux pathogènes aient développés stratégies visant les macrophages alvéolaires avec pour objectif d'échapper aux réponses immunitaires innées et adaptatives. Dès lors, mobiliser les propriétés biologiques des macrophages par de nouvelles méthodes d'immunomodulation pourrait permettre d'améliorer les stratégies diagnostiques, préventives et thérapeutiques de la tuberculose et de la grippe. Ces nouvelles méthodes d'immunomodulation pourraient par exemple consister à viser les eicosanoïdes ou à utiliser des nanoparticules. En démontrant que les eicosanoïdes jouent un rôle majeur dans l'infection par la grippe ou la tuberculose, nous espérons ouvrir la voie à des études cliniques ayant pour objectif d'évaluer l'impact des traitements médicamenteux visant la voie des eicosanoïdes. Ces traitements médicamenteux sont déjà existants.