Régulation de l'homéostasie et de la mobilisation du zinc chez la cellule T.

 

Étienne Gagnon

Université de Montréal

 

Domaine : Maladies infectieuses et immunitaires

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2013-2014

L'habileté intrinsèque du système immunitaire de pouvoir discriminer entre le soi et le non-soi est cruciale pour la prévention et l'élimination de maladies infectieuses. Notre capacité de reconnaître des envahisseurs microbiens pouvant causer des maladies dépend principalement de la réponse immunitaire innée tandis que l'élaboration d'une réponse de longue durée développant ainsi une réponse mémoire dépend de la réponse immunitaire adaptative. Au centre de cette réponse immunitaire se trouvent les cellules T.

L'activation de cellules T est un événement bien orchestré qui débute par la reconnaissance spécifique d'un antigène, fragment d'une protéine retrouvée chez l'envahisseur présenté par les cellules présentatrices d'antigènes, par le récepteur cellulaire T. Ceci enclenche une cascade de signalisation qui fait venir en ligne de compte plusieurs protéines et ions. Un de ces ions, le zinc, a été démontré d'être crucial dans l'établissement d'une réponse immune efficace. Toutefois, son rôle spécifique ainsi que sa régulation chez la cellule T demeure mitigé.

Le projet de recherche ci-présent a pour but de déterminer le rôle du zinc dans la physiologie des cellules T. Nous tenterons premièrement de déterminer et de caractériser les gènes impliqués dans le maintien de l'homéostasie du zinc chez la cellule. Par la suite, en modulant l'expression de ceux-ci, nous tenterons de déterminer leur rôle spécifique dans les étapes de maturation ou d'activation des cellules T. Les découvertes faites par la réalisation de ce projet nous permettront de mieux comprendre les effets de la malnutrition et de carences en zinc sur le système immunitaire, mais aussi d'émettre de nouvelles hypothèses sur les mécanismes moléculaires causant une diminution de la réponse dans un contexte de cancer, car il a été démontré que le zinc disponible était très rare dans le microenvironnement tumoral.