Réduire le risque de transmission intergénérationnelle de trouble bipolaire: une prévention visant à améliorer les relations parent-enfant et réduire le risque de psychopathologie chez les enfants

 

Lisa Serravalle

Université Concordia

 

Domaine : Santé de la mère, des enfants et des adolescents 

Programme : Formation de maîtrise

Concours 2017-2018

Partenaire:

Unité SOUTIEN du Québec (Stratégie de recherche axée sur le patient)

Les enfants de parents atteints de trouble bipolaire (ETB) ont 14 fois plus de chances de déveloper un trouble bipolaire comparativement aux enfants de parents sains. Les ETB ont aussi des niveaux de comportements extériorisés et intériorisés élevés, en partie dû à des facteurs de stress environnementaux. La recherche indique que les ETB ont tendance à être exposés à des interactions parent-enfant mésadaptées. Nous avons donc développé un programme de prévention de 12 semaines visant à améliorer les interactions entre parents et enfants, ainsi que de réduire les interactions négatives en ciblant des techniques disciplinaires inefficaces. Un programme axé sur la famille et adapté au trouble bipolaire enseigne aux parents des stratégies pour améliorer la qualité de la communication, de la résolution de problèmes, et de la structure et la cohérence à la maison. Les enfants apprennent comment exprimer leurs émotions et communiquer de façon efficace.

Les évaluations prennent place avant, immédiatement après, et 6 mois suivant l'intervention et comprennent une entrevue diagnostique et des mesures d'extériorisation et d'intériorisation. Les interactions parent-enfant sont évaluées grâce à un paradigme Etch-a-sketch validé. Nos hypothèses sont les suivantes: (1) les interactions des parents atteints de trouble bipolaire et leur(s) enfant(s) seront plus négatives que celles du groupe de contrôle ; (2) l'intervention améliorera la qualité des interactions des parents bipolaires et leur(s) enfant(s); (3) ces améliorations mèneront à une diminution des niveaux d'extériorisation et d'intériorisation des ETB immédiatement après et six mois suivant l'intervention.

Le développement de cette intervention cognitivo-comportementale pourrait faire avancer la recherche visant à trouver des moyens efficaces pour réduire la psychopathologie chez les ETB.