Prédicteurs génétiques et psychosociaux de l'accélération de l'âge épigénétique: signification clinique et l'impact sur l'utilisation des services de santé pour les troubles mentaux liés au stress

 

Xiangfei Meng

Centre de recherche de l'IUSM Douglas

 

Domaine :  santé des populations

Programme chercheurs-boursiers  - Junior 1

Concours 2017-2018

Les troubles mentaux liés au stress sont le «rhume» des maladies mentales. Ces maladies affectent physiquement les personnes atteintes, elles passent plus de jours au lit à cause de ces maladies, perdent plus de journées de travail, et elles présentent une utilisation élevée des services de santé. Les personnes exposées précocement à de très graves stress dans leur vie présentent une variation significative de la gravité de la maladie et de la chronicité. Cette variation est probablement basée sur l'interaction entre le génome et l'environnement.

Les modifications épigénétiques peuvent expliquer comment l'environnement social régule la fonction génomique et le développement neural. L'«horloge épigénétique» a récemment été reconnue comme un marqueur du vieillissement biologique dans  plusieurs tissus différents. L'accélération de l'âge épigénétique est la différence entre l'âge chronologique et épigénétique. Aucune étude n'a été menée pour évaluer si l'accélération de l'âge épigénétique pour l'apparition et la gravité des troubles mentaux liés au stress est cliniquement significative. En outre, les contributions génétiques et environnementales menant à l'accélération de l'âge épigénétique ne sont pas bien comprises. Un indice de risque de ces maladies aidera à identifier les personnes vulnérables et cibler les programmes de prévention appropriés aux personnes à risque de ces troubles.

Nous visons à: 1) construire une banque biologique pour une cohorte financée par les IRSC, 2) déterminer les relations entre le risque cumulatif de facteurs génétiques et psychosociaux pour l'accélération de l'âge épigénétique et l'apparition, la gravité et la chronicité du stress lié aux troubles mentaux en utilisant la cohorte IRSC et quatre autres cohortes; 3) établir un indice de risque de la maladie de troubles mentaux liés au stress au moyen d'indicateurs psychosociaux, génétiques et épigénétiques; et 4) explorer l'association entre l'indice de risque et l'impact sur les services de santé et l'utilisation de médicaments.