Neuroscience cognitive et clinique de la schizophrénie

 

Martin Marc Lepage

Institut universitaire en santé mentale Douglas

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chaires de recherche

Concours 2016-2017

La schizophrénie et les autres troubles psychotiques représentent les maladies mentales les plus sévères. Elles imposent un fardeau énorme aux patients, leurs familles et à toute la communauté. Ainsi, la psychose peut faire basculer la vie des jeunes patients, en interférant avec le développement social et affectif, et rendant plus difficile le passage aux études des niveaux supérieurs, l'accès au marché de l'emploi et l'exercice du rôle parental ou de conjoint. Au cours des 13 dernières années, mes étudiants et moi avons contribué aux connaissances scientifiques sur plusieurs symptômes de la schizophrénie.

Présentement, nous tentons de mieux comprendre les symptômes ainsi que la neuropathophysiologie sous-jacente de la schizophrénie et autres psychoses et nous tentons aussi de développer des interventions non-pharmacologiques pour le traitement de ces symptômes. Afin d'y arriver, nous étudions plusieurs dimensions de la schizophrénie et nous faisons appel aux techniques de la neuroscience cognitive, aux évaluations cliniques et neuropsychologiques, et aux tâches psychologiques expérimentales. Dans une perspective fondamentale, nous explorons les troubles de la mémoire chez les personnes schizophrènes ainsi que leur corrélats neuronaux.

Nous examinons aussi les déterminants psychologiques et neuronaux de l'autocritique chez les personnes schizophrènes. Une approche de recherche évaluative vise à identifier les prédicteurs neurocognitifs et de neuroimagerie de l'issue clinique et fonctionnelle suite à un premier épisode psychotique. Finalement, dans le cadre d'une approche interventionnelle, nous tentons de développer de nouvelles interventions non-pharmacologiques incluant la thérapie cognitivo-comportementale, la remédiation cognitive et les techniques de neuromodulation afin d'améliorer les déficits et les symptômes.

En conséquent, notre approche reflète le désir de mieux comprendre les manifestations de la schizophrénie, d'offrir des interventions basées sur des données probantes, et ultimement de contribuer à alléger le fardeau que la schizophrénie impose aux personnes atteinte, leurs famille et communauté.