Modélisation de la transmission de l'hépatite C chez les utilisateurs de drogues injectables : les établissements de détention québécois comme point névralgique d'une intervention coût-efficace?

 

Arnaud Godin

Université McGill

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme Formation de maîtrise

Concours 2018-2019

Partenaire :

Réseau canadien pour l'hépatite C

Le virus de l'hépatite C (VHC), maladie transmise par le sang, représente un problème de santé publique criant qui affecte principalement les utilisateurs de drogues injectables (UDI). La prévalence de cette maladie est beaucoup élevée dans les prisons québécoises que dans le reste de la population. Au sein de celles-ci, les risques de transmission du virus sont grands, notamment, par le partage de seringues ou par le tatouage. Cependant, les établissements de détention représentent aussi un moyen de prévenir et de réduire les risques de transmission du VHC. En effet, les UDI sont difficiles à atteindre dans la collectivité pour effectuer de la prévention ou prescrire un traitement. La prison permet d'avoir accès à ces individus pour une période de temps fixe. Durant celle-ci, des mesures préventives, comme un système de partage de seringue, ou des traitements par antiviraux, deviennent possibles. En ce moment, il n'existe pas d'intervention spécifique en milieu carcéral pour diminuer la transmission de l'hépatite C chez les UDI. Il devient donc primordial de déterminer l'intervention la plus viable à mener dans les établissements de détention en termes de coût d'implantation et d'efficacité.

Ce projet propose d'utiliser la modélisation mathématique pour simuler la transmission du virus dans la population des UDI et de faire une évaluation coût-efficacité des stratégies d'intervention en milieu carcéral. L'avantage principal de cette méthode est qu'elle demande peu de ressources, en plus d'offrir des résultats très précis pour guider les autorités et les chercheurs en épidémiologie. En effet, à partir de données d'enquêtes déjà existantes, il est possible de formuler un modèle capable de cibler avec justesse les interventions les plus intéressantes à implémenter. Ce projet vise donc à modéliser et à évaluer les solutions au problème inquiétant que représente la transmission du VHC chez les utilisateurs de drogues injectables.