Mieux comprendre les mécanismes immunologiques du rejet chronique chez le greffé rénal afin d'améliorer le diagnostic et la prise en charge thérapeutique

 

Sacha De Serres

Centre hospitalier universitaire de Québec [CHUQ]

 

Domaine : nutrition et métabolisme

Programme Chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 2

Concours 2018-2019

L'objectif central de mon programme de recherche est d'améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique du rejet chez les greffés rénaux. Au cours des vingt dernières années, des progrès considérables ont été accomplis en transplantation rénale. Malheureusement, ceci ne s'est pas traduit par une augmentation adéquate de la survie à long terme. Encore aujourd'hui, un jeune greffé aura besoin de 2 ou même plus de greffons durant sa vie. Une des raisons de cet échec est le rejet chronique, qui est difficile à dépister et à traiter. Par ailleurs, l'utilisation d'immunosuppresseurs entraîne des effets secondaires importants, tels un risque accru d'infection et de cancer.

Pour vaincre la lutte contre le rejet chronique et limiter les effets secondaires, nous devons explorer de nouvelles façons d'immunosupprimer les patients. Dans le cadre de mes recherches, un des objectifs est d'étudier une population de cellules qui a reçu peu d'attention jusqu'à maintenant en transplantation: les lymphocytes T folliculaires. Ces cellules semblent jouer un rôle-clé dans la production d'anticorps contre le greffon; nous cherchons à caractériser comment elles se développent. Je travaille également à mieux comprendre comment les anticorps anti-donneurs endommagent des cellules du rein greffés qu'on appelle les cellules endothéliales. Enfin, je travaille avec d'autres chercheurs au Canada  et ailleurs dans le monde à développer un outil pour identifier les patients dont le système immunitaire est trop affaibli par les immunosuppresseurs, afin de prévenir les infections potentiellement mortelles et le cancer.

Par ces nouvelles connaissances, nous espérons mieux cibler le traitement immunosuppresseur, diminuer les effets secondaires et vaincre le rejet chronique. Ceci permettra d'augmenter la survie des greffés et de prévenir leur retour en dialyse. Ces outils permettront éventuellement d'ajuster le traitement non seulement des greffés rénaux, mais également des greffés d'autres organes, ainsi que des patients immunosupprimés pour des maladies auto-immunes.