Manipulation de la réponse neuro-immunitaire par la thérapie génique dans la sclérose en plaques

 

Marie-Ève Janelle

CHU de Québec - Université Laval

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme Programme d'appui à la recherche pour les enseignants-chercheurs de collège

Concours 2019-2020

La sclérose en plaques (SP) est une maladie auto-immune qui se caractérise par la présence de lésions inflammatoires et de plaques de démyélinisation au niveau du cerveau et de la moelle épinière. La SP entraine des conséquences très importantes en termes d'invalidité et de souffrance chez les personnes affligées. Au Canada, environ 75 000 personnes seraient atteintes de la SP et les taux de prévalence de la maladie varieraient de 100 à 200 pour 100 000 personnes, ce qui fait du Canada un pays à risqué élevé. Chez les patients atteints de la SP, l'intégrité de la barrière hémato-encéphalique (BHE) est compromise, ce qui permet aux cellules immunitaires de la traverser menant ainsi à l'établissement d'un environnement inflammatoire au niveau du système nerveux central. Les mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de l'inflammation au niveau du cerveau et de la moelle épinière lors de la SP demeurent nébuleux. Or, pour étudier les mécanismes impliqués dans cette maladie et mettre au point des approches thérapeutiques efficaces, les chercheurs doivent utiliser des modèles pertinents et représentatifs.

La thérapie génique consiste à modifier génétiquement les cellules d'un patient, pour soigner ou prévenir une maladie. À l'heure actuelle, plusieurs « gènes-médicaments » sont délivrés par thérapie génique et ces thérapies sont accessibles dans de nombreux pays, incluant le Canada. Ce projet vise donc à développer un nouvel outil moléculaire de thérapie génique qui permettra de réduire l'expression de certains gènes responsables de l'inflammation au niveau du SNC. Cela permettra de prévenir ou limiter les pertes de fonctions neurologiques caractéristiques de la SP.