Maladies vectorielles émergentes : Cibler les facteurs clés pour prévoir la propagation et l'évaluation des interventions pour le contrôle

 

Kate ZINSZER

Université de Montréal

 

Domaine : santé des populations

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2018-2019

La présence des arboviroses comme la dengue, chikungunya et Zika augmente mondialement avec 3,9 milliards de personnes à risque d'infection dans 120 pays. L'augmentation de l'incidence et les épidémies à large échelle sont principalement dues à des mauvaises conditions de vies, des populations non immunisées, les mouvements de population et commerciaux, le changement climatique, et la nature agressive des principaux vecteurs, les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus. Le fardeau sanitaire et financier est immense et le contrôle d'Aedes est au centre de la prévention de ces maladies. Il y a des lacunes importantes dans la recherche, notamment l'examen complet des facteurs spatio-temporels pour mieux comprendre la dynamique de ces maladies et quantifier les codépendances entre la dengue, chikungunya, et Zika. La production de solides preuves d'un contrôle efficace et durable du moustique Aedes dans les pays endémiques est d'une importance cruciale.

Mes objectifs principaux pour les quatre prochaines années sont : comprendre les déterminants spatiotemporels de risque, identifier des méthodes précises de prévision, et évaluer les interventions de prévention et de contrôle. Précisément, je vais 1) déterminer les facteurs et modèles spatiotemporels des arboviroses; 2) développer et évaluer les modèles de prévision des arboviroses; et 3) évaluer une intervention EcoHealth basée sur l'équité pour le contrôle et la prévention des arboviroses (essai contrôlé randomisé). Mon travail contribuera grandement à notre compréhension des profils épidémiologiques des arboviroses, ce qui est nécessaire pour des programmes de lutte contre Aedes et de prévention ciblés, intégrés et fondés sur les preuves. De manière décisive, les résultats de l'essai contrôlé randomisé fourniront des preuves supplémentaires pour informer les programmes de lutte antivectorielle dans les pays endémiques et à risque. Ce travail est également pertinent au Canada avec l'identification récente du vecteur Aedes en Ontario et pour les Canadiens qui voyagent et vivent à l'étranger.