Les règles d'apprentissage synaptique dans le cervelet et leur perturbation due au syndrome de l'X fragile

 

Aparna Suvrathan

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2019-2020

Les cellules nerveuses du cerveau communiquent entre elles par le biais de sites de contact spécialisés appelés synapses. Les synapses sont remarquablement flexibles, et ont la capacité de modifier la force de leurs connections. Cette flexibilité, connue sous le nom de plasticité synaptique, permet la formation de nouvelles mémoires et l'acquisition de nouveaux comportements. Cependant, les mécanismes qui déterminent comment certaines synapses, mais pas d'autres, sont modifiées pour encoder l'acquisition d'un comportement, sont encore méconnus. Notre recherche vise à comprendre les principes qui déterminent quand, où et comment les synapses sont modifiées pendant l'apprentissage, et comment ces principes sont perturbés par la maladie.

Pour atteindre cet objectif, nous étudions une région du cerveau connue sous le nom de cervelet. Le cervelet soutient des formes simples et précises d'apprentissage du mouvement qui peuvent facilement être étudiées chez l'animal. De plus, les circuits neuronaux du cervelet sont bien connus, ce qui fait du cervelet un système idéal pour étudier la plasticité synaptique et sa relation avec l'apprentissage. Nos travaux visent à déterminer si et de quelle façon nous pouvons modifier la plasticité synaptique, ce qui pourrait transformer de façon radicale la façon dont nous restaurons la plasticité suite aux blessures ou à la maladie.

En utilisant comme fondation nos connaissances des mécanismes de la plasticité dans le cerveau sain, nous cherchons à déterminer comment les déficits de plasticité contribuent aux symptômes d'une forme courante de déficience intellectuelle et d'autisme, le syndrome de l'X fragile. Nous visons également à approfondir notre compréhension de l'impact de la maladie sur le cervelet en évaluant les perturbations de la plasticité en réponse au stress. Nos résultats inspireront de futures stratégies thérapeutiques qui arrivent à modifier ou à rétablir la plasticité neurale.