Les effets de l'humeur dépressive et de la consommation d'alcool sur la conduite à risque

 

Nevicia Case

Centre de recherche de l'IUSM Douglas

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme : Formation de doctorat

Concours 2017-2018

Partenaire:

Consortium pour le développement de la recherche en traumatologie

En 2015, les collisions routières ont causé 1,25 million de décès, brisant la vie d'individus, de familles et de communautés dans le monde entier. Face à l'urgence d'agir, les Nations Unies avaient déjà décrété les années 2011-2020 la « Décennie d'action pour la sécurité routière ». Des interactions environnementales, émotionnelles, cognitives et comportementales complexes causent principalement ces décès, mais la nature de ces relations demeure incertaine. L'humeur dépressive, stable ou épisodique, et la consommation d'alcool même à faibles doses, peuvent contribuer à la prise de décisions risquées et à un moins bon contrôle de soi, entraînant un impact négatif sur la conduite sécuritaire. Nous ne comprenons pas bien comment la combinaison de l'humeur et de l'alcool affecte la conduite.

Les deux études proposées visent à déterminer l'impact de l'humeur dépressive et d'une faible dose d'alcool sur les fonctions cognitives et la conduite, chez des conducteurs adultes. Dans la première étude, les facteurs suivants seront examinés : la stabilité de l'humeur, les fonctions cognitives essentielles à la conduite sécuritaire et les habiletés de conduite de conducteurs. Les participants seront ensuite assignés à l'un des trois groupes suivants : alcoolémie à 0%, 0,05%, 0,08% et réévalués sur les facteurs mentionnés précédemment. La deuxième étude suit une procédure similaire, mais deux effets seront manipulés expérimentalement : 1) l'humeur épisodique (déprimée ou neutre) et 2) l'alcoolémie (0% ou 0,02%). La comparaison des résultats de ces quatre groupes permettra de démêler les interactions complexes entre l'humeur et l'alcool ainsi que leur influence sur les habiletés de conduite sécuritaire. L'analyse intégrative de ces facteurs pourrait révéler des sources de vulnérabilité inconnues, mener à une meilleure compréhension de la conduite à risque et, ultimement, sauver des vies.