Les différences liées au sexe dans les mécanismes pathophysiologiques, la présentation, le devenir et le traitement de la sténose aortique calcifiante

 

Marie-Annick Clavel

Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

 

Domaine : santé circulatoire et respiratoire

Programme  chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2017-2018

La sténose de la valve aortique (SA) est un rétrécissement de la valve située entre le ventricule gauche et l'aorte. Ce rétrécissement provoque un obstacle à l'expulsion du sang. Lorsque la maladie est sévère, le travail du cœur augmente ce qui l'affaibli. Aucun traitement médical n'existe pour ralentir la progression de la SA et le remplacement de la valve par chirurgie est le seul traitement.

Le développement de la SA a seulement été étudiés chez les hommes parce qu'on pensait qu'il était similaire chez les hommes et les femmes. Cependant, nous avons récemment démontré des différences dans la lésion de la valve en fonction du sexe. Donc, les mécanismes sous-jacents devraient également être différents.

Mon programme de recherche est centré sur les différences entre les hommes et les femmes avec une SA. Tout d'abord, nous allons examiner les mécanismes de développement de la maladie. Deuxièmement, nous allons évaluer les différences liées au sexe dans sa présentation clinique. Nous allons évaluer l'impact de ces différences sur la gestion et le traitement des hommes et des femmes, car nous croyons que la SA chez les femmes est moins reconnue, et donc sous-traitée. Troisièmement, nous allons tester un médicament contre une molécule que nous savons être impliquée dans le developpement de la SA.

Notre modèle de souris transgéniques développe une SA de façon similaire aux humains. Nous allons donc étudier et comparer le développement de la SA chez les souris mâles et femelles. Nous allons également étudier une grande cohorte de patients avec une SA. Enfin, nous allons tester l'impact du médicament dans notre modèle de souris pour documenter son effet en fonction du sexe.

Nous espérons que cette recherche conduira à un meilleur diagnostic et à un traitement plus approprié de la SA chez les hommes et les femmes.