Le rôle des rythmes circadiens dans la douleur et la sclérose en plaques

 

Julia Segal

Queen's University

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Formation de doctorat

Concours 2019-2020

Partenaire:

Société canadienne de la sclérose en plaques

La moitié des personnes vivant avec la sclérose en plaques (SP) souffre de la douleur, avec peu d'options viables pour le traitement de cet aspect de la maladie. Des données récentes de notre laboratoire et d'autres a identifié un rythme circadien (24 heures) de la douleur chronique et les réponses neuro-immunitaires. Si les rythmes circadiens contrôlent également la progression de la maladie, la douleur, et la physiopathologie de la SP reste inconnue. Nous proposons d'utiliser des techniques moléculaires, cellulaires et comportementales afin de déterminer si la douleur et les symptômes liées à la SP ont un rythme circadien et si la progression de la maladie peut être affectée par une modification du système circadien.

Nous allons utiliser un modèle animal de la SP pour déterminer si cette "horloge interne" contrôle les symptômes cliniques de la maladie, y compris la douleur et les lésions tissulaires. Notre hypothèse est que le système circadien contrôle les mécanismes moléculaires et cellulaires nouveaux sous-jacents de la maladie. Au bout du compte, une meilleure compréhension de ces interactions peut mener à l'identification de nouvelles objectifs thérapeutiques pour le traitement de la SP et peut guider les médecins à en profiter des rythmes naturels du corps dans un effort pour améliorer les soins aux patients.