Le rôle des lymphocytes B régulateurs chez les patients allergiques au lait de vache recevant l'immunothérapie orale

 

Bahar Torabi

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM)

 

Domaine : Maladies infectieuses et immunitaires

Programme : Formation de maîtrise pour les détenteurs d'un diplôme professionnel

Concours 2016-2017

Partenaire:

Fondation des Étoiles

Le rôle des lymphocytes B régulateurs chez les patients allergiques au lait de vache recevant l'immunothérapie orale.

L'allergie au lait de vache est un problème majeur et commun chez les enfants et peut avoir un impacte négatif sur la nutrition et sur la vie familiale. Aujourd'hui, l'éviction stricte des protéines du lait de vache est le seul traitement offert. Ceci est difficile et pose quand même un risque d'ingestion accidentelle. À l'Hôpital de Montréal pour Enfants, nous sommes le premier centre canadien à entreprendre un essai randomisé controllé de l'immunothérapie orale au lait de vache. Notre groupe étudie et évalue les changements immunologiques et cliniques de ces patients comparés aux contrôles.

Les lymphocytes B sont des cellules spécialisées qui produisent les anticorps responsables de l'allergie au lait de vache. Notamment, l'IgE est l'anticorps principale associé à des réactions allergiques graves et anaphylactiques. Cependant, les lymphocytes B possèdent aussi une function anti-inflammatoire et régulatrice, nécessaire à la tolerance du lait de vache. Ces lymphocytes B, ou lymphocytes B régulateurs, qui produisent des cytokines régulatrices (IL-10 et TGF- β) et des anticorps inhibiteurs (IgA et IgG4), ont suscité un intérêt considerable.
Nous émettons l'hypothèse que les enfants allergiques au lait de vache ayant complété l'immunothérapie orale auront une baisse d'IgE spécifique au lait et une augmentation des anticorps inhibiteurs IgA et IgG4 et lymphocytes B régulateurs spécifiques au lait. Nous allons charactériser en détail les molecules et cytokines uniques aux lymphocytes B régulateurs. Ce projet fait partie d'un essai clinique déjà en cours à l'Institut de Recherche du Centre Universitaire de Santé McGill.

Cette nouvelle notion jouera un role important non seulement dans les maladies allergiques, mais aussi dans les maladies inflammatoires et autoimmunes.