Le rôle des environnements de risque dans la transmission du virus de l'hépatite C parmi les personnes utilisatrices de drogue injectable à Montréal

 

Nanor Minoyan

Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal

 

Domaine : santé des populations

Programme Formation de doctorat

Concours 2019-2020

Partenaire:

RÉSEAU CANADIEN POUR L'HÉPATITE C

Contexte : Au Canada, l'infection au virus de l'hépatite C (VHC) touche particulièrement les personnes utilisatrices de drogue injectable (UDI). Des années de recherche ont permis d'identifier les principaux comportements favorisant l'infection dans cette population, menant au développement de stratégies préventives telle la distribution de matériel stérile d'injection. Malgré ceci, l'incidence du VHC demeure très élevée dans cette population, qui fait souvent face à des problèmes additionnels tels que l'itinérance, la pauvreté, et l'incarcération. Ces problèmes sont liés aux milieux de vie dans lesquels les UDI vivent, et pourraient expliquer pourquoi les stratégies existantes demeurent insuffisantes pour interrompre la transmission du virus dans cette population. Des recherches supplémentaires considérant les milieux de vie pourraient informer le développement de stratégies préventives innovatrices.

Objectifs : Ce projet vise à comprendre le rôle des milieux de vie comme déterminants d'infection par le VHC parmi les UDI. Spécifiquement, nous visons à identifier des espaces géographiques qui favorisent la transmission du VHC, les caractériser, et examiner leur évolution depuis 2004.

Méthodes : Depuis 2004, l'étude HEPCO suit un échantillon d'UDI à Montréal. Lors d'entrevues effectuées chaque 3 à 6 mois, les participants rapportent leurs habitudes de consommation et leurs caractéristiques sociodémographiques, ainsi que les lieux où ils habitent et s'injectent (codes postaux). Ils sont également testés pour l'infection au VHC. Nous utiliserons un logiciel géospatial pour identifier et décrire des zones de la ville où l'on observe une haute concentration d'activité d'injection. Nous allons ensuite voir si les personnes résidant dans ces endroits ont un risque accru de devenir infectés au VHC ou de rapporter des comportements favorisant le risque d'infection (e.g. partage de seringues).

Retombées : Les résultats de cette étude pourraient améliorer le placement de stratégies préventives existantes. Nous pourrions également identifier des éléments contextuels modifiables pouvant constituer des cibles nouvelles d'intervention.